Broyeur de branches agricole : choix, puissance et prix

Un broyeur de branches agricole transforme les résidus de taille d’un verger en copeaux plus faciles à transporter, à composter ou à utiliser comme paillage. Son choix dépend du diamètre réel des branches, du volume annuel de bois, de la puissance disponible, de la mobilité recherchée et de la destination du broyat.

Broyeur de branches agricole utilisé en sécurité pour valoriser les résidus de taille d’un verger
Broyage sécurisé des résidus de taille et contrôle du broyat dans un verger marocain.

Un petit broyeur électrique peut suffire pour quelques arbres entretenus régulièrement. Une exploitation arboricole produisant plusieurs mètres cubes de branches après chaque taille demande généralement un appareil thermique professionnel ou un modèle entraîné par la prise de force d’un tracteur.

Ce guide présente les différents systèmes de coupe, les puissances utiles, les diamètres admissibles, les prix indicatifs au Maroc et une méthode permettant de choisir entre l’achat, la location et la prestation de broyage.

Pour compléter votre équipement, consultez notre guide général sur le matériel arboricole et notre dossier consacré à la taille des arbres fruitiers au Maroc.


Broyeur de branches agricole : quels critères faut-il comparer ?

La puissance du moteur et le diamètre maximal ne suffisent pas pour comparer deux machines. Le rendement du chantier dépend aussi de la forme des branches, de la dureté du bois, de la largeur de la trémie, du système d’entraînement et de l’état des couteaux.

Les principaux critères sont :

  • le diamètre moyen et maximal des branches ;
  • la proportion de bois vert et de bois sec ;
  • le volume produit après chaque chantier de taille ;
  • la puissance électrique, thermique ou du tracteur ;
  • le système de coupe ;
  • la présence de rouleaux ameneurs ;
  • le débit de broyage réel ;
  • la hauteur et la largeur de la trémie ;
  • la direction et la hauteur d’éjection ;
  • la mobilité entre les rangs ;
  • le poids et la stabilité de la machine ;
  • la disponibilité des couteaux, courroies et roulements ;
  • le service après-vente au Maroc ;
  • le prix total et le coût annuel d’entretien.

Le meilleur broyeur n’est pas nécessairement le plus puissant. Il doit être dimensionné selon les branches réellement produites et le nombre d’heures pendant lesquelles il sera utilisé.

Broyeur électrique, thermique ou sur prise de force ?

Type de broyeurUtilisation adaptéePrincipales limites
Électrique monophaséPetits vergers, jardins et branches finesDépendance à une prise, débit limité et faible mobilité
Électrique triphaséPoste fixe, pépinière ou exploitation équipéeInstallation électrique spécifique
Thermique mobileVergers moyens, chantiers éloignés et branches de tailleBruit, carburant, entretien et poids
Sur prise de forceExploitation possédant un tracteur compatibleImmobilisation du tracteur et investissement important
HydrauliqueMontage sur pelle, chargeur ou engin spécialiséDébit hydraulique compatible indispensable
Sur remorque routièrePrestataires, collectivités et grands chantiersPrix élevé, transport et entretien spécialisé

Quand choisir un broyeur électrique ?

Le broyeur électrique convient lorsque les branches sont relativement fines, que le volume reste limité et qu’une alimentation électrique stable est disponible à proximité.

Ses avantages sont :

  • un démarrage simple ;
  • un entretien réduit ;
  • l’absence de carburant ;
  • un bruit généralement inférieur à celui d’un moteur thermique ;
  • un poids souvent plus faible ;
  • un stockage relativement facile.

Il devient moins adapté lorsque :

  • les parcelles sont éloignées des bâtiments ;
  • les branches dépassent régulièrement 40 ou 50 mm ;
  • plusieurs mètres cubes doivent être broyés dans la journée ;
  • le réseau électrique ou la rallonge ne supporte pas la puissance ;
  • le bois est très dur, fourchu ou irrégulier.

Exemple de broyeur électrique

Le STIHL GHE 420 possède une puissance nominale de 3 000 W et accepte des branches annoncées jusqu’à 50 mm. Il est proposé au Maroc autour de 14 800 DH au moment de la vérification.

Un tel modèle peut convenir à un petit verger entretenu annuellement. Il ne remplace pas un broyeur professionnel pour de grandes quantités de bois ou des branches épaisses.

Quand choisir un broyeur thermique ?

Le broyeur thermique est autonome et peut être déplacé directement dans le verger. Il convient aux exploitations ne disposant pas d’une alimentation électrique à proximité du chantier.

Les principaux avantages sont :

  • la mobilité ;
  • une puissance supérieure aux petits modèles électriques ;
  • la possibilité de traiter des branches plus épaisses ;
  • un débit de chantier plus important ;
  • une utilisation possible dans différentes parcelles.

Il faut cependant intégrer :

  • le carburant ;
  • les vidanges ;
  • les filtres et les bougies ;
  • les courroies ;
  • le niveau sonore ;
  • les vibrations ;
  • le stockage sécurisé de l’essence ;
  • les difficultés de déplacement d’une machine lourde.

Quand choisir un broyeur sur prise de force ?

Un broyeur entraîné par la prise de force devient intéressant lorsqu’un tracteur est déjà disponible et que le volume annuel de branches est important.

Avant l’achat, il faut vérifier :

  • la puissance minimale demandée au tracteur ;
  • le régime de prise de force, souvent 540 tr/min selon les modèles ;
  • la catégorie de l’attelage trois points ;
  • le poids du broyeur ;
  • la capacité de relevage du tracteur ;
  • la largeur des rangs ;
  • la stabilité sur les pentes ;
  • la longueur et la protection du cardan ;
  • la présence d’un rouleau d’alimentation hydraulique ;
  • la hauteur de la goulotte d’éjection.

Le tracteur ne doit pas être choisi uniquement selon sa puissance moteur. Sa stabilité, son relevage et sa compatibilité avec le broyeur sont tout aussi importants.

Comprendre les systèmes de coupe

Disque à couteaux

Un disque lourd tourne à grande vitesse et porte plusieurs couteaux. Les branches sont coupées en copeaux lorsqu’elles rencontrent les lames.

Ce système offre généralement :

  • un débit rapide sur des branches ligneuses ;
  • des copeaux relativement réguliers ;
  • une bonne éjection lorsque le disque produit un flux d’air suffisant ;
  • un entretien fondé principalement sur les couteaux et la contre-lame.

Il est sensible à la terre, aux pierres, aux fils métalliques et aux couteaux mal affûtés.

Tambour à couteaux

Le tambour possède des couteaux répartis autour d’un rotor cylindrique. Il est fréquent sur les broyeurs professionnels équipés de rouleaux ameneurs.

Il permet généralement :

  • un entraînement régulier ;
  • un débit élevé ;
  • une alimentation continue ;
  • une production de copeaux utilisables comme paillage ou combustible selon la machine.

Rotor à marteaux et fléaux

Les marteaux ou fléaux fragmentent les matières végétales. Ils conviennent davantage aux déchets mixtes associant petites branches, feuilles et résidus souples.

Le broyat obtenu est souvent plus irrégulier qu’avec un broyeur à couteaux, mais le système accepte une plus grande diversité de matières.

Rouleau ou rotor lent

Le rouleau écrase et coupe progressivement les branches. Ce système est surtout présent sur les broyeurs électriques relativement silencieux.

Il convient aux branches ligneuses, mais il peut être moins performant avec des feuilles, des rameaux très souples ou des matières humides.

Choisir selon le diamètre des branches

Diamètre dominantType de matériel envisageableUtilisation
Moins de 30 mmÉlectrique de 2 000 à 2 500 WPetits vergers et entretien léger
30 à 50 mmÉlectrique puissant ou petit thermiqueTaille annuelle régulière
50 à 75 mmThermique de 5 à 9 chVergers moyens et branches ligneuses
75 à 100 mmThermique professionnel ou prise de forceChantiers arboricoles importants
100 à 150 mmBroyeur professionnel avec ameneursPrestataires et grosses tailles
Plus de 150 mmDéchiqueteuse forestière spécialiséeBois important et travaux professionnels

Le diamètre maximal annoncé correspond généralement à une branche relativement droite et à un bois compatible avec les conditions d’essai du fabricant. Une branche fourchue, sèche et très dure peut bloquer la machine même si son diamètre reste inférieur à la valeur annoncée.

Quelle puissance choisir ?

La puissance doit être associée au couple disponible, au système de coupe et à la vitesse d’alimentation.

MotorisationOrdre de puissanceUsage général
Électrique domestique2 000 à 2 500 WBranches fines et faible volume
Électrique puissant2 800 à 3 000 WPetits chantiers réguliers
Petit thermique5 à 7 chBranches intermédiaires et mobilité
Thermique professionnel9 à 15 chBranches de 70 à 120 mm selon la machine
Prise de force compacteTracteur d’environ 15 à 35 ch selon le modèlePetites et moyennes exploitations
Prise de force professionnelleTracteur plus puissant selon la capacitéDébits élevés et grosses branches

Ces catégories restent indicatives. Deux moteurs de puissance identique peuvent fournir des résultats très différents selon le rotor, la largeur de la trémie, les couteaux et les rouleaux d’alimentation.

Rouleaux ameneurs : un équipement important

Les rouleaux ameneurs saisissent les branches et les poussent vers le rotor. Ils réduisent l’effort de l’opérateur et améliorent la régularité du débit.

Un système professionnel peut proposer :

  • une vitesse réglable ;
  • une marche avant ;
  • une marche arrière pour libérer un bourrage ;
  • une barre de sécurité autour de la trémie ;
  • un dispositif limitant automatiquement l’alimentation lorsque le moteur ralentit.

La barre de sécurité et les commandes d’arrêt doivent rester accessibles depuis toute la zone d’alimentation.

Comparer la trémie d’alimentation

Une trémie large réduit le temps consacré à couper les ramifications latérales avant le broyage. Elle doit néanmoins empêcher l’opérateur d’atteindre le rotor.

Avant l’achat, vérifiez :

  • la hauteur de chargement ;
  • la largeur de l’ouverture ;
  • la capacité à recevoir des branches fourchues ;
  • la présence de protections anti-retour ;
  • la visibilité des commandes ;
  • la facilité d’ouverture pour l’entretien ;
  • le verrouillage empêchant un démarrage lorsque le carter est ouvert.

Débit de broyage : comment le comparer ?

Le débit peut être exprimé en mètres cubes de broyat par heure, en tonnes par heure ou en volume de branches traité.

Pour comparer deux appareils, réalisez un essai avec :

  • la même essence d’arbre ;
  • un volume similaire de branches ;
  • un diamètre comparable ;
  • des opérateurs formés ;
  • des couteaux correctement affûtés ;
  • un temps incluant les arrêts et les bourrages.

Le débit théorique du fabricant ne comprend pas toujours le temps nécessaire pour déplacer les branches, couper les fourches, évacuer le broyat et remplir le carburant.

Exemples de broyeurs et prix indicatifs au Maroc

Les prix suivants ont été observés en ligne en juillet 2026. Ils peuvent changer selon la disponibilité, les promotions, le transport et les caractéristiques exactes du modèle.

Modèle ou catégoriePuissance et capacité annoncéesPrix indicatif
Bosch AXT 25 TCBroyeur électrique, branches jusqu’à environ 45 mmEnviron 7 899 DH
STIHL GHE 4203 000 W, branches jusqu’à 50 mmEnviron 14 800 DH
Garland CHIPPER 1080 QG5,4 ch, branches jusqu’à 70 mmEnviron 13 499 DH
Benza BIO 457 ch, branches jusqu’à 76 mmEnviron 13 999 DH
Benza BIO 8913 ch, branches jusqu’à 102 mmEnviron 17 349 DH
Garland 1220 QGWEnviron 11,7 ch, branches jusqu’à 100 mmEnviron 21 960 DH
STIHL GH 460 C344 cm³, branches annoncées jusqu’à 75 mmEnviron 27 000 DH
Garland CHIPPER 1480Environ 13,4 ch, branches jusqu’à 120 mmEnviron 30 000 DH
Broyeur sur prise de forceCapacité variable selon le tracteur et le rotorSur devis

Certains appareils peuvent être temporairement indisponibles. Le prix affiché ne garantit ni la présence des pièces détachées ni l’existence d’un atelier capable de réparer la machine.

Ce que le devis doit préciser

Un devis professionnel doit indiquer :

  • la marque et la référence exacte ;
  • le type de moteur ;
  • la puissance et la cylindrée ;
  • le diamètre maximal annoncé ;
  • le système de coupe ;
  • le nombre de couteaux et de contre-lames ;
  • le système d’alimentation ;
  • le débit annoncé ;
  • le poids ;
  • les dimensions de transport ;
  • les équipements de sécurité ;
  • les accessoires inclus ;
  • la garantie ;
  • la livraison et la mise en service ;
  • la formation de l’utilisateur ;
  • la disponibilité des pièces.

Préparer les branches avant le broyage

Une bonne préparation augmente le débit et réduit les bourrages.

Avant d’introduire les branches :

  • retirez la terre et les pierres ;
  • enlevez les fils métalliques et ficelles ;
  • séparez les grosses fourches si la trémie est étroite ;
  • coupez les sections dépassant la capacité du broyeur ;
  • regroupez les branches dans le même sens ;
  • séparez le bois sain du bois malade ;
  • préparez une zone d’alimentation et une zone de sortie.

Un sécateur électrique professionnel, un coupe-branches et une tronçonneuse permettent de préparer les ramifications avant leur introduction.

Ne pas broyer n’importe quel bois

Le broyat issu de branches saines peut être valorisé dans le verger. Les résidus provenant d’arbres malades doivent être évalués séparément.

Évitez de redistribuer sous les arbres un broyat contenant :

  • des chancres actifs ;
  • des galeries importantes d’insectes du bois ;
  • des symptômes de maladie réglementée ;
  • des branches fortement pourries ;
  • des fruits momifiés ;
  • des matériaux contaminés par des produits inconnus.

Consultez notre guide sur les maladies et ravageurs des arbres fruitiers avant de réutiliser les résidus suspects.

Utiliser le broyat comme paillage

Le broyat de branches saines peut couvrir le sol entre les arbres ou autour de leur zone racinaire.

Le paillage contribue à :

  • réduire l’évaporation ;
  • limiter la levée de certaines adventices ;
  • protéger la surface du sol ;
  • amortir l’impact des pluies ;
  • augmenter progressivement les apports de matière organique ;
  • améliorer l’activité biologique du sol.

Le broyat doit rester éloigné du tronc, du collet et du point de greffe. Une couche constamment humide contre l’écorce peut favoriser les blessures et les pourritures.

Produire du bois raméal fragmenté

Le bois raméal fragmenté, souvent appelé BRF, provient principalement de jeunes rameaux feuillus ou récemment aoûtés.

Sa qualité dépend :

  • de l’essence végétale ;
  • de l’âge des branches ;
  • de la proportion de feuilles ;
  • de la taille des copeaux ;
  • de la saison de broyage ;
  • de l’état sanitaire du bois ;
  • des conditions de stockage.

Les grosses charpentières très lignifiées produisent davantage de copeaux de bois que de véritable BRF.

Composter le broyat

Le broyat ligneux peut être mélangé à des matières plus riches en azote, comme certains résidus verts ou fumiers correctement gérés.

Pour favoriser le compostage :

  • alternez les matières ligneuses et les matières plus humides ;
  • maintenez une humidité sans saturation ;
  • assurez une aération suffisante ;
  • évitez les tas trop compacts ;
  • surveillez la température ;
  • retournez le mélange lorsque cela est nécessaire.

Un tas constitué uniquement de gros copeaux secs se décompose lentement.

Sécurité pendant l’utilisation du broyeur

Un broyeur possède un rotor capable de provoquer des blessures graves. La formation et les dispositifs de sécurité sont prioritaires.

L’opérateur doit porter :

  • des lunettes ou une visière ;
  • une protection auditive ;
  • des gants adaptés à la manutention des branches ;
  • des vêtements ajustés ;
  • des chaussures de sécurité ;
  • un casque lorsque des branches sont manipulées en hauteur.

Les règles essentielles sont :

  • installer la machine sur un sol stable ;
  • maintenir les protections et carters fermés ;
  • vérifier l’arrêt d’urgence avant le chantier ;
  • ne jamais introduire les mains dans la trémie ;
  • ne pas pousser les branches avec le pied ;
  • utiliser uniquement les outils prévus par le fabricant ;
  • rester à côté de la trémie et non directement derrière la branche ;
  • maintenir les personnes éloignées de la zone d’éjection ;
  • arrêter le moteur avant de retirer un bourrage ;
  • attendre l’arrêt complet du rotor avant d’ouvrir un carter.

Consultez également les recommandations officielles du fabricant sur l’utilisation d’un broyeur de branches et de végétaux.

Sécuriser un broyeur sur prise de force

Un broyeur attelé au tracteur ajoute les risques liés au cardan et au relevage.

Avant la mise en route :

  • vérifiez le verrouillage de l’attelage trois points ;
  • adaptez correctement la longueur du cardan ;
  • maintenez toutes les protections du cardan ;
  • fixez les chaînettes empêchant la rotation des carters ;
  • respectez le régime de prise de force ;
  • stabilisez le tracteur ;
  • interdisez l’accès entre le tracteur et la machine ;
  • arrêtez le moteur avant toute intervention.

Un cardan non protégé ne doit jamais être utilisé, même pour un essai de courte durée.

Entretenir les couteaux et la contre-lame

Des couteaux émoussés réduisent le débit, produisent des morceaux irréguliers et augmentent la consommation de carburant ou d’électricité.

L’entretien comprend :

  • le nettoyage du rotor ;
  • le contrôle du tranchant ;
  • l’affûtage selon l’angle prévu ;
  • le retournement des couteaux réversibles ;
  • le remplacement des couteaux fissurés ;
  • le réglage de la distance entre couteau et contre-lame ;
  • le serrage au couple indiqué ;
  • le remplacement des vis lorsque la notice l’impose.

Les couteaux d’un même rotor doivent présenter une masse et un affûtage équilibrés afin d’éviter les vibrations.

Entretien du moteur et de la transmission

Sur un broyeur thermique, vérifiez régulièrement :

  • le niveau d’huile ;
  • le filtre à air ;
  • la bougie ;
  • les courroies ;
  • le carburant ;
  • les fixations du moteur ;
  • les fuites éventuelles ;
  • les roues et les pneus.

Sur un broyeur à prise de force, contrôlez :

  • le cardan ;
  • les croisillons ;
  • les graisseurs ;
  • les courroies ou chaînes ;
  • les roulements ;
  • le circuit hydraulique ;
  • les rouleaux ameneurs ;
  • les fixations de l’attelage.

Créer un registre d’entretien

Le registre doit indiquer :

  • la date et la durée de chaque chantier ;
  • le volume approximatif broyé ;
  • le carburant consommé ;
  • les affûtages réalisés ;
  • les couteaux retournés ou remplacés ;
  • les vidanges ;
  • les courroies et roulements changés ;
  • les bourrages ou incidents ;
  • la prochaine opération prévue.

Acheter, louer ou faire appel à un prestataire ?

SolutionAvantage principalSituation adaptée
AchatDisponibilité immédiateUtilisation régulière et volume important
LocationAccès à une machine puissante sans investissement lourdUn ou quelques chantiers annuels
PrestationMachine et opérateur spécialisésGros volumes, peu d’expérience ou équipement coûteux
Achat collectifRépartition du coûtAgriculteurs aux calendriers compatibles

L’achat devient intéressant lorsque le broyeur est utilisé suffisamment souvent pour couvrir son amortissement, son entretien et son immobilisation.

Calculer le coût annuel du broyeur

Coût annuel = amortissement + carburant ou électricité + entretien + couteaux + réparations + main-d’œuvre.

Amortissement annuel simplifié = prix d’achat ÷ durée d’utilisation prévue.

Exemple pédagogique

Un broyeur acheté 18 000 DH et utilisé pendant six ans représente un amortissement théorique de :

18 000 ÷ 6 = 3 000 DH par an.

Il faut ensuite ajouter le carburant, les couteaux, les vidanges, les réparations et le temps de l’opérateur.

Calculer le coût par mètre cube

Coût du broyage par mètre cube = coût annuel total ÷ volume annuel broyé.

Avec un coût annuel de 8 000 DH et 80 m³ de branches traitées :

8 000 ÷ 80 = 100 DH par m³.

Cette valeur peut être comparée au coût d’une location ou d’une prestation extérieure.

Intégrer le broyeur à la rentabilité du verger

Le broyage peut réduire les coûts d’évacuation, produire du paillage et faciliter le compostage. Ces économies doivent être comparées au coût réel de la machine.

Le calcul doit intégrer :

  • le temps de rassemblement des branches ;
  • la préparation des fourches ;
  • le temps de broyage ;
  • le carburant ;
  • l’entretien ;
  • le transport du broyat ;
  • la valeur du paillage obtenu ;
  • les économies d’évacuation ou d’achat de paillis.

Retrouvez l’ensemble des charges à intégrer dans notre guide sur la rentabilité d’un verger au Maroc.

Erreurs fréquentes lors de l’achat

  • choisir uniquement selon le diamètre maximal annoncé ;
  • sous-estimer le volume annuel de branches ;
  • acheter une machine trop lourde pour la déplacer dans le verger ;
  • oublier la largeur des rangs et des accès ;
  • acheter un modèle à prise de force incompatible avec le tracteur ;
  • ignorer la disponibilité des couteaux et courroies ;
  • négliger le service après-vente ;
  • confondre broyeur de branches et broyeur d’herbe ou gyrobroyeur ;
  • introduire des branches couvertes de terre ;
  • forcer des fourches dans une trémie trop étroite ;
  • broyer du bois malade puis le répartir dans le verger ;
  • travailler sans protection auditive et oculaire ;
  • ouvrir le carter avant l’arrêt complet du rotor ;
  • acheter sans comparer le coût d’une prestation.

Checklist avant de commander

  • le volume annuel de branches est estimé ;
  • les diamètres dominants ont été mesurés ;
  • les essences et la dureté du bois sont connues ;
  • le système de coupe correspond au broyat recherché ;
  • la trémie accepte les ramifications du verger ;
  • la machine peut circuler dans les rangs ;
  • le tracteur est compatible si le broyeur utilise la prise de force ;
  • les équipements de sécurité sont complets ;
  • les couteaux et courroies sont disponibles au Maroc ;
  • le service après-vente est identifié ;
  • le coût annuel a été calculé ;
  • la location et la prestation ont été comparées ;
  • la destination du broyat est prévue ;
  • un protocole est défini pour le bois malade.

Questions fréquentes sur le broyeur de branches agricole

Quelle puissance faut-il pour un petit verger ?

Un broyeur électrique de 2 500 à 3 000 W peut suffire lorsque les branches restent fines et que le volume annuel est limité.

Quelle puissance faut-il pour un verger professionnel ?

Un broyeur thermique de 9 à 15 ch ou un appareil sur prise de force devient plus adapté lorsque les branches dépassent régulièrement 70 mm et que plusieurs mètres cubes doivent être traités.

Peut-on broyer des branches d’olivier ?

Oui, avec une machine adaptée à leur diamètre et à leur forme. Les branches très fourchues doivent souvent être préparées avant l’introduction.

Peut-on broyer du bois sec ?

Le bois sec est généralement plus dur et use davantage les couteaux. Le diamètre admissible réel peut être inférieur à celui annoncé pour du bois vert.

Peut-on utiliser le broyat immédiatement ?

Le broyat issu de bois sain peut être utilisé comme paillage ou intégré à un compost. Il doit rester éloigné du tronc et du collet.

Quelle différence entre un broyeur de branches et un gyrobroyeur ?

Le broyeur de branches reçoit les rameaux dans une trémie et produit des copeaux. Le gyrobroyeur travaille au sol pour couper l’herbe, les broussailles et certains résidus légers.

Un broyeur sur prise de force est-il toujours plus rentable ?

Non. Il immobilise le tracteur et demande un volume annuel suffisant. Pour un chantier ponctuel, la location ou une prestation peut coûter moins cher.

Combien coûte un broyeur agricole au Maroc ?

Les modèles électriques puissants observés se situent autour de 8 000 à 15 000 DH. Plusieurs modèles thermiques de 70 à 120 mm sont proposés autour de 13 500 à 30 000 DH. Les équipements professionnels sur prise de force sont généralement vendus sur devis.

Transformer les résidus de taille en ressource

Un broyeur de branches agricole bien dimensionné réduit le volume des résidus, facilite leur manutention et produit une matière pouvant protéger ou enrichir le sol.

Le choix doit reposer sur le diamètre réel des branches, le volume annuel, la mobilité, la sécurité et la disponibilité des pièces. Une puissance élevée ne compense pas une trémie mal adaptée ou des couteaux émoussés.

Pour un faible nombre de journées annuelles, la location ou la prestation reste souvent plus rentable. L’achat devient pertinent lorsque la machine est régulièrement utilisée et que le broyat possède une destination utile dans l’exploitation.

Retrouvez tous les guides consacrés à la création, à l’entretien et à l’équipement des vergers dans notre page centrale sur l’arboriculture au Maroc.

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