Exposition accidentelle à un pesticide : une projection sur la peau ou dans les yeux, une inhalation, une ingestion ou des vêtements imbibés exigent une réaction immédiate. Il faut interrompre l’exposition, éviter de contaminer le secouriste, commencer la décontamination adaptée et demander rapidement un avis toxicologique.

La conduite à tenir dépend du produit, de sa formulation, de sa concentration, de la quantité reçue, de la voie d’exposition et des symptômes. Même en l’absence de manifestation immédiate, certains incidents nécessitent une évaluation urgente.
Au Maroc : contactez le Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance au 0801 000 180, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Son numéro d’urgence est également le 05 37 68 64 64.
Une difficulté respiratoire, une convulsion, une perte de connaissance, une confusion importante ou une faiblesse brutale impose de contacter immédiatement les services d’urgence.
Exposition accidentelle à un pesticide : que faire dans les premières minutes ?
Les premières minutes doivent suivre un ordre simple :
- Arrêter l’exposition : interrompre la pulvérisation, fermer le produit si cela peut être fait sans danger et éloigner la victime de la zone contaminée.
- Protéger le secouriste : ne pas toucher le produit, les vêtements mouillés ou les vomissures à mains nues.
- Évaluer les fonctions vitales : vérifier si la personne répond et si elle respire normalement.
- Décontaminer selon la voie d’exposition : peau, yeux, inhalation ou ingestion.
- Contacter le Centre Anti Poison : ne pas attendre que des symptômes apparaissent après une ingestion, une exposition au concentré ou un incident important.
- Conserver les informations sur le produit : photographier l’étiquette, la composition et le numéro d’autorisation sans retarder les secours.
Il ne faut pas courir vers la victime au risque de respirer les mêmes vapeurs ou de marcher dans le produit répandu. Dans une serre fermée, une cuve, un local de stockage ou un espace contenant un fumigant, seul un intervenant formé et correctement équipé doit entrer.
Comment protéger la personne qui porte secours ?
Une victime peut rester contaminante lorsque ses vêtements sont imbibés, que le pesticide est présent sur sa peau ou que ses vomissures contiennent le produit ingéré.
Le secouriste doit, selon la situation :
- rester au vent et à distance des vapeurs ou aérosols ;
- porter des gants résistants aux produits chimiques s’ils sont disponibles ;
- éviter tout contact direct avec les vêtements et chaussures contaminés ;
- ne pas entrer dans un espace clos sans équipement respiratoire approprié ;
- ne pas pratiquer de bouche-à-bouche lorsque la bouche ou le visage sont contaminés ;
- utiliser un masque de réanimation si une ventilation est nécessaire et s’il est formé à son emploi ;
- se laver soigneusement après l’intervention.
Une personne qui secourt sans protection peut devenir une deuxième victime et transporter le pesticide dans le véhicule, l’ambulance ou le service de soins.
Que faire après une projection de pesticide sur la peau ?
Le contact cutané est fréquent pendant la préparation de la bouillie, le remplissage du pulvérisateur, le débouchage d’une buse, le traitement ou le nettoyage du matériel.
- Éloignez la personne de la source.
- Retirez immédiatement les vêtements, chaussures, montre et accessoires contaminés.
- Si un produit sec est présent, éliminez-le délicatement sans créer de poussière.
- Rincez abondamment la peau à l’eau propre pendant au moins 15 minutes.
- Lavez ensuite doucement la peau et les cheveux avec de l’eau et du savon.
- Ne frottez pas fortement et n’utilisez ni solvant, ni alcool, ni essence, ni eau de Javel.
- Contactez le Centre Anti Poison, particulièrement si le produit était concentré, si la surface exposée est importante ou si des symptômes apparaissent.
Le rinçage doit commencer sur place lorsque cela est possible. Il ne faut pas attendre le retour au domicile.
Les vêtements contaminés doivent être manipulés avec des gants et placés dans un contenant ou un sac fermé, séparément du linge familial. Leur nettoyage ou leur élimination dépend du produit et du degré d’imprégnation. Un vêtement fortement imbibé de concentré ne doit pas être remis en circulation sans avis professionnel.
Que faire si le pesticide atteint les yeux ?
Une projection oculaire nécessite un rinçage immédiat. Chaque seconde passée à rechercher un collyre ou un produit neutralisant retarde la décontamination utile.
- Maintenez doucement les paupières ouvertes.
- Rincez immédiatement avec une eau propre, tempérée et à faible pression.
- Poursuivez le rinçage pendant 15 à 20 minutes.
- Retirez les lentilles après les premières minutes si elles s’enlèvent facilement, puis continuez à rincer.
- Orientez l’écoulement de façon à éviter que l’eau contaminée atteigne l’autre œil ou le visage du secouriste.
- Ne mettez aucun collyre, huile, lait, infusion ou neutralisant sans instruction médicale.
- Contactez le Centre Anti Poison et demandez une évaluation médicale.
Une douleur persistante, une vision floue, une sensibilité à la lumière, un larmoiement important, une rougeur intense ou une difficulté à ouvrir l’œil justifie une consultation urgente.
Que faire après avoir inhalé un pesticide ?
L’inhalation peut survenir pendant une pulvérisation, après un mélange produisant des vapeurs, dans une serre insuffisamment ventilée ou lors de l’utilisation d’un fumigant.
- Interrompez l’exposition sans entrer vous-même dans une atmosphère dangereuse.
- Amenez la personne à l’air frais, au vent de la zone contaminée.
- Desserrez les vêtements gênant la respiration.
- Maintenez la personne au repos, assise ou demi-assise si elle respire difficilement.
- Surveillez sa respiration, sa vigilance et l’évolution des symptômes.
- Contactez immédiatement le Centre Anti Poison.
Si la personne ne respire pas normalement, contactez les services d’urgence et commencez la réanimation uniquement si vous êtes formé, en suivant les instructions de l’opérateur. Utilisez de préférence un dispositif de protection respiratoire pour éviter un contact avec le produit.
Il ne faut jamais retourner dans une serre, une cuve ou un local contaminé pour récupérer une personne sans équipement respiratoire autonome et sans formation spécifique.
Que faire si un pesticide a été avalé ?
Toute ingestion réelle ou suspectée doit conduire à contacter immédiatement le Centre Anti Poison, même si la personne semble aller bien.
Dans l’attente des instructions :
- retirez les résidus visibles autour de la bouche avec précaution ;
- faites rincer la bouche puis recracher si la personne est pleinement consciente ;
- ne la faites jamais vomir de votre propre initiative ;
- ne lui donnez ni lait, ni huile, ni jus de citron, ni eau salée, ni plante ;
- n’administrez pas de charbon activé sans instruction médicale ;
- ne tentez pas de neutraliser le pesticide avec un autre produit ;
- ne donnez rien par la bouche à une personne somnolente, confuse, en convulsion ou inconsciente.
Faire vomir peut provoquer le passage du produit dans les poumons, particulièrement lorsque la formulation contient des solvants ou des hydrocarbures. Cela peut également aggraver les lésions provoquées par un produit corrosif.
Si des vomissements surviennent spontanément, tournez la personne sur le côté afin de réduire le risque d’inhalation. Protégez-vous des vomissures et empêchez leur dispersion vers d’autres personnes ou surfaces.
Que faire si la personne perd connaissance ou convulse ?
Une perte de connaissance ou une convulsion constitue une urgence vitale.
- Contactez immédiatement les services d’urgence.
- Vérifiez la respiration sans approcher votre visage d’une bouche contaminée.
- Si la personne respire, placez-la sur le côté lorsque cela peut être fait sans danger.
- Éloignez les objets susceptibles de la blesser.
- Protégez sa tête pendant une convulsion.
- Ne bloquez pas ses mouvements.
- Ne placez rien dans sa bouche.
- Ne lui donnez aucun liquide, médicament ou aliment.
- Ne la laissez pas seule.
Les antidotes, notamment l’atropine utilisée dans certaines intoxications par insecticides organophosphorés ou carbamates, relèvent d’une décision et d’une administration médicales. Ils ne doivent pas être employés au hasard.
Quels symptômes peuvent apparaître après l’exposition ?
Les manifestations dépendent fortement du pesticide. Elles peuvent apparaître rapidement ou être retardées.
Les signes possibles comprennent :
- irritation, rougeur, brûlure ou démangeaison de la peau ;
- douleur oculaire, larmoiement ou vision floue ;
- toux, gêne respiratoire, oppression ou sifflement ;
- maux de tête, vertiges ou fatigue inhabituelle ;
- nausées, vomissements, douleurs abdominales ou diarrhée ;
- transpiration ou salivation anormalement abondante ;
- pupilles très serrées ou troubles de la vision ;
- tremblements, contractions musculaires ou faiblesse ;
- agitation, confusion, somnolence ou difficulté à marcher ;
- convulsions ou perte de connaissance.
Ces symptômes ne permettent pas d’identifier seuls le produit responsable. Une chaleur excessive, une déshydratation, une hypoglycémie ou une autre maladie peuvent provoquer des manifestations proches. Après un incident documenté, il faut néanmoins considérer une intoxication jusqu’à l’évaluation toxicologique.
Dans quelles situations faut-il agir sans attendre les symptômes ?
Un avis toxicologique immédiat est particulièrement important en cas de :
- pesticide avalé ou retrouvé dans la bouche ;
- exposition d’un enfant, d’une femme enceinte ou d’une personne fragile ;
- contact avec un produit concentré ;
- vêtements largement imbibés ;
- projection dans les yeux ;
- inhalation dans une serre, une cuve ou un local fermé ;
- fumigant, rodenticide ou produit de composition inconnue ;
- quantité importante ou durée d’exposition prolongée ;
- produit non étiqueté, transvasé ou acheté sur le marché informel ;
- exposition volontaire ou contexte suicidaire ;
- apparition de symptômes, même modérés.
Une disparition rapide des symptômes ne prouve pas que tout danger est écarté. Certaines complications respiratoires, neurologiques ou métaboliques peuvent être retardées.
Quelles informations transmettre au Centre Anti Poison ?
Préparez, si elles sont disponibles, les informations suivantes :
- nom commercial exact du produit ;
- matière active et concentration ;
- type de formulation : poudre, granulé, concentré liquide, aérosol ou fumigant ;
- numéro d’autorisation ou d’homologation ;
- heure et durée de l’exposition ;
- voie d’exposition : peau, yeux, inhalation ou ingestion ;
- quantité estimée ;
- produit pur, dilué ou mélangé ;
- âge, poids approximatif et antécédents de la personne ;
- symptômes observés ;
- gestes déjà réalisés ;
- autres produits ajoutés à la bouillie.
Photographiez l’avant et l’arrière de l’étiquette, notamment la composition et les consignes de premiers secours. Ne transportez pas un emballage ouvert, souillé ou fuyant dans l’habitacle d’un véhicule. Lorsque le produit doit accompagner la victime, il doit rester fermé, identifié et placé dans un conditionnement secondaire sécurisé.
Pourquoi l’étiquette et la fiche de données de sécurité sont-elles essentielles ?
Le mot « pesticide » ne suffit pas à déterminer le traitement. Deux produits utilisés contre le même ravageur peuvent avoir des toxicités et des premiers secours différents.
L’étiquette et la fiche de données de sécurité permettent notamment d’identifier :
- la matière active ;
- les solvants et coformulants ;
- les voies d’exposition préoccupantes ;
- les premiers secours propres au produit ;
- les protections nécessaires pour les intervenants ;
- les informations destinées au médecin ;
- les incompatibilités éventuelles.
Les indications de l’étiquette et du Centre Anti Poison priment sur les conseils généraux trouvés sur Internet ou transmis oralement.
Quelles erreurs peuvent aggraver une intoxication ?
Après une exposition, il ne faut pas :
- attendre les symptômes avant de demander conseil ;
- faire vomir la personne ;
- donner automatiquement du lait, de l’huile ou une boisson ;
- administrer un médicament ou un antidote sans prescription ;
- appliquer de l’alcool, de l’essence ou un solvant sur la peau ;
- utiliser du vinaigre ou du bicarbonate pour neutraliser le produit ;
- frotter vigoureusement la peau ou les yeux ;
- réutiliser immédiatement les vêtements contaminés ;
- entrer sans protection dans un local contaminé ;
- transporter une victime encore imbibée dans un véhicule familial ;
- jeter l’emballage ou effacer les informations sur le produit ;
- reprendre le travail après une amélioration apparente sans avis professionnel.
Faut-il se rendre directement à l’hôpital ?
Une prise en charge hospitalière urgente est nécessaire en présence d’un signe grave, après une ingestion volontaire, une exposition importante au concentré ou lorsqu’elle est recommandée par le Centre Anti Poison.
Avant le transport, retirez autant que possible les vêtements contaminés et rincez la peau. Cette décontamination réduit l’absorption et évite de contaminer le véhicule et le personnel soignant.
La personne ne doit pas conduire elle-même si elle présente des vertiges, une vision trouble, une faiblesse, des nausées, une confusion ou une somnolence.
Quels examens peuvent être réalisés ?
Il n’existe pas de bilan unique permettant de détecter tous les pesticides. Le médecin choisit les examens selon le produit et la situation.
L’évaluation peut comprendre :
- la surveillance de la respiration, du rythme cardiaque et de la tension ;
- un examen neurologique et oculaire ;
- des analyses sanguines adaptées ;
- une mesure de l’activité cholinestérasique dans certaines expositions ;
- un électrocardiogramme ;
- une surveillance respiratoire prolongée ;
- des analyses spécifiques d’une substance ou de ses métabolites lorsqu’elles sont disponibles.
Un résultat normal ne signifie pas nécessairement qu’aucune exposition n’a eu lieu. Inversement, la détection d’un métabolite ne prouve pas automatiquement une intoxication grave. L’interprétation doit tenir compte du produit, du délai et de l’état clinique.
Que faire après l’urgence sur le lieu de travail ?
Après la prise en charge de la personne, l’exploitation doit sécuriser la zone et comprendre les causes de l’incident.
Il faut notamment :
- suspendre l’utilisation du matériel ou du produit impliqué ;
- interdire l’accès à la zone contaminée ;
- conserver l’emballage, l’étiquette et le numéro de lot ;
- noter l’heure, les tâches réalisées, la météo et les protections utilisées ;
- identifier une fuite, une buse bouchée, un flexible rompu ou une erreur de mélange ;
- vérifier si d’autres travailleurs ont été exposés ;
- organiser le nettoyage avec des personnes formées et équipées ;
- documenter l’incident selon les procédures professionnelles applicables ;
- corriger les équipements et l’organisation avant toute reprise.
L’article sur les pesticides et la santé des ouvriers agricoles explique comment réduire les contaminations pendant la préparation, l’application, le nettoyage et la rentrée dans les cultures.
Comment préparer une exploitation avant qu’un accident survienne ?
Chaque lieu où des pesticides sont manipulés devrait disposer :
- d’une réserve d’eau propre immédiatement accessible ;
- d’un dispositif de rinçage oculaire vérifié régulièrement ;
- de savon et d’essuie-mains propres ;
- de gants de secours adaptés aux produits ;
- de vêtements de rechange ;
- d’un moyen de communication chargé et fonctionnel ;
- du numéro du Centre Anti Poison affiché clairement ;
- des étiquettes et fiches de données de sécurité disponibles ;
- d’une procédure simple connue de tous les travailleurs ;
- d’un accès dégagé pour les secours.
Les travailleurs doivent savoir où se trouvent ces équipements et s’exercer à réagir. Une trousse de secours enfermée dans un bureau éloigné ne remplace pas un point de rinçage proche de la zone de préparation.
Questions fréquentes
Faut-il attendre l’apparition des symptômes avant d’appeler ?
Non. Après une ingestion, une projection oculaire, un contact important avec le concentré ou une inhalation significative, il faut demander conseil immédiatement.
Peut-on faire boire du lait après l’ingestion ?
Pas de manière systématique. Le lait ne neutralise pas un pesticide et peut être inadapté à certaines formulations. Ne donnez une boisson que sur instruction du Centre Anti Poison ou selon l’étiquette.
Faut-il faire vomir la personne ?
Non, sauf instruction exceptionnelle d’un professionnel de santé connaissant précisément le produit. Le vomissement peut entraîner le pesticide dans les poumons.
Le charbon activé est-il utile ?
Il peut être indiqué dans certaines intoxications, mais pas dans toutes. Son administration dépend du produit, de la dose, du délai et de l’état de conscience. Elle relève d’une décision médicale.
Peut-on utiliser du vinaigre ou du bicarbonate sur la peau ?
Non. Une neutralisation chimique improvisée peut provoquer une réaction ou aggraver l’irritation. Utilisez de l’eau propre et du savon, puis suivez l’avis toxicologique.
Une douche rapide suffit-elle après un vêtement imbibé ?
Non. Les vêtements doivent être retirés immédiatement et la peau rincée abondamment. Un contact prolongé à travers un vêtement mouillé peut augmenter fortement l’absorption.
Une personne sans symptômes peut-elle reprendre le traitement ?
Pas automatiquement. La reprise dépend du produit, de l’importance de l’exposition et de l’avis reçu. Le matériel ou l’organisation à l’origine de l’incident doit d’abord être corrigé.
Une cure détox peut-elle remplacer la consultation ?
Non. Aucun jus, jeûne, complément, plante ou huile essentielle ne neutralise une intoxication aiguë. Ces pratiques peuvent retarder la décontamination et les soins nécessaires.
Un enfant a seulement léché l’emballage : faut-il appeler ?
Oui. Il est difficile d’estimer la quantité présente sur un bouchon ou un emballage. Conservez le produit et contactez immédiatement le Centre Anti Poison.
Que faire si le produit a été transvasé et n’est plus identifiable ?
Signalez au Centre Anti Poison tout ce qui est connu : usage supposé, couleur, odeur, lieu d’achat, date, récipient et produits présents à proximité. Ne sentez pas directement le liquide et ne tentez aucun test artisanal.
Sources institutionnelles
- Ministère de la Santé — Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc
- Centre Anti Poison du Maroc — Coordonnées et fonctionnement
- Organisation mondiale de la Santé — Prévention et prise en charge des intoxications par pesticides
- Santé Canada — Premiers soins figurant sur les étiquettes des pesticides
- CDC/NIOSH — Premiers secours après une exposition chimique
- INSPQ — Empoisonnement et contact avec un produit dangereux
Le dossier sur les pesticides et les enfants présente les mesures permettant de prévenir les intoxications domestiques. Retrouvez également les autres guides consacrés aux traitements phytosanitaires au Maroc.
Information médicale : ce guide présente des premiers gestes généraux. Les instructions de l’étiquette, du Centre Anti Poison et des services d’urgence doivent toujours être suivies en priorité. Cet article ne permet ni de déterminer la gravité d’une exposition ni de remplacer une évaluation médicale.



