Menthe et résidus phytosanitaires au Maroc : comment mieux protéger le consommateur

Menthe et résidus phytosanitaires au Maroc : la question concerne directement le thé à la menthe, les salades, les jus, les infusions et les préparations dans lesquelles les feuilles fraîches sont utilisées quotidiennement. Le consommateur peut réduire certains résidus superficiels par un lavage correct, mais il ne peut ni reconnaître une contamination à l’œil nu ni rendre conforme un lot qui ne l’était pas au départ.

Menthe et résidus phytosanitaires au Maroc avec contrôle du lot et lavage des feuilles
La traçabilité, l’analyse des lots et le lavage des feuilles contribuent ensemble à mieux protéger le consommateur.

La protection doit donc commencer dans la parcelle, se poursuivre pendant la récolte et la commercialisation, puis être complétée par des contrôles officiels et des gestes domestiques simples. Ni le vinaigre, ni le bicarbonate, ni l’eau bouillante ne peuvent remplacer la traçabilité, le respect du délai avant récolte et l’analyse en laboratoire.

À retenir : laver la menthe reste utile pour l’hygiène et peut réduire certains résidus présents en surface. Cela ne garantit toutefois pas l’élimination d’un pesticide ayant pénétré dans les tissus végétaux ou appliqué dans de mauvaises conditions.

Menthe et résidus phytosanitaires au Maroc : que sait-on réellement ?

Une étude marocaine publiée en 2018 a analysé seize échantillons de menthe fraîche achetés dans différents points de vente de Rabat, Salé et Témara. Des résidus ont été détectés dans trois échantillons. Les chercheurs ont notamment identifié de la perméthrine, du carbofuran, du chlorpyrifos-méthyle et de la fenpropathrine, avec des dépassements des limites de référence utilisées par l’étude pour certaines substances.

Ces résultats apportent un signal utile, mais ils doivent être interprétés avec prudence. Seize échantillons provenant d’une zone géographique limitée ne permettent pas de déterminer le pourcentage de menthe non conforme dans l’ensemble du Maroc, ni de décrire la situation actuelle.

Une revue scientifique publiée en 2024 sur les résidus de pesticides au Maroc confirme l’intérêt d’une surveillance plus structurée des aliments, de l’eau et des sols. Les auteurs signalent également que les différences de méthodes, d’échantillonnage et de qualité analytique limitent parfois la comparaison entre les études.

Le rapport annuel 2018 de la Cour des comptes mentionnait par ailleurs des non-conformités liées à l’utilisation de pesticides non homologués dans des exploitations productrices de menthe. Il s’agit d’un constat historique qui ne doit pas être transformé en estimation de la situation actuelle, mais qui montre l’importance de la traçabilité et du contrôle au champ.

Pourquoi la menthe mérite-t-elle une surveillance spécifique ?

La menthe présente plusieurs particularités :

  • ses feuilles offrent une surface importante susceptible de recevoir les dépôts de pulvérisation ;
  • elle peut être récoltée plusieurs fois au cours de son cycle ;
  • elle est souvent consommée fraîche et entière ;
  • les feuilles sont fréquemment introduites directement dans le thé ou d’autres boissons ;
  • sa consommation peut être quotidienne dans certaines familles ;
  • elle circule parfois en bottes peu étiquetées, avec une traçabilité limitée pour le consommateur ;
  • la succession rapide des coupes peut favoriser des erreurs concernant le délai avant récolte.

Ces caractéristiques ne prouvent pas que la menthe est systématiquement plus dangereuse qu’un autre aliment. Elles justifient surtout une attention particulière aux produits employés, au calendrier des traitements, au prélèvement des échantillons et à la conservation des informations de lot.

Qu’est-ce qu’un résidu phytosanitaire ?

Un résidu phytosanitaire correspond à une substance active, à certains de ses produits de dégradation ou à d’autres composés définis par la réglementation qui restent dans ou sur un aliment après l’utilisation d’un pesticide.

La présence d’une trace détectable ne signifie pas automatiquement qu’une intoxication va survenir. L’évaluation dépend notamment :

  • de la substance identifiée ;
  • de sa concentration ;
  • de la quantité de menthe consommée ;
  • de la fréquence de consommation ;
  • des autres sources alimentaires de la même substance ;
  • de l’âge et du poids du consommateur ;
  • des valeurs toxicologiques de référence disponibles.

À l’inverse, l’absence d’odeur, de tache ou de goût inhabituel ne démontre pas qu’une botte est exempte de résidus. Seule une analyse adaptée peut identifier et quantifier les substances recherchées.

Que signifie une limite maximale de résidus ?

La limite maximale de résidus, ou LMR, représente la concentration maximale légalement autorisée d’un résidu dans ou sur une denrée lorsque le pesticide a été utilisé conformément aux bonnes pratiques agricoles.

Une LMR n’est pas une autorisation de traiter n’importe quelle culture avec n’importe quel produit. L’agriculteur doit vérifier que le produit est actuellement homologué au Maroc pour la culture, le ravageur ou la maladie concernés, puis respecter :

  • la dose autorisée ;
  • le nombre maximal d’applications ;
  • l’intervalle entre les traitements ;
  • les conditions d’utilisation ;
  • le délai avant récolte ;
  • les restrictions figurant sur l’étiquette officielle.

Un dépassement de LMR rend le lot non conforme. Il ne signifie pas nécessairement qu’une intoxication aiguë se produira après une tasse de thé, mais il impose une évaluation du risque et des mesures de gestion appropriées.

L’Index phytosanitaire officiel de l’ONSSA doit être consulté dans sa version actualisée avant toute utilisation professionnelle. Une homologation générale du produit ne suffit pas : l’usage précis sur la menthe doit être vérifié.

Le thé à la menthe neutralise-t-il les pesticides ?

Non. L’eau chaude peut dégrader, extraire ou laisser inchangée une partie des résidus selon leurs propriétés physicochimiques. Certaines substances passent plus facilement dans l’infusion lorsqu’elles sont solubles dans l’eau, tandis que d’autres restent davantage associées aux feuilles.

Il est donc incorrect d’affirmer que l’eau bouillante détruit tous les pesticides. Il est également imprudent de présenter le rejet de la première eau comme une méthode universelle de décontamination.

La chaleur, le sucre, le thé vert, le citron ou les plantes ajoutées ne transforment pas un lot non conforme en produit sûr. La préparation domestique ne doit jamais être utilisée pour compenser une mauvaise pratique agricole.

Le lavage de la menthe réduit-il les résidus ?

Le lavage sous une eau potable courante peut éliminer de la terre, des poussières, une partie des microorganismes et certains résidus présents à la surface des feuilles.

Son efficacité varie fortement selon :

  • la substance active ;
  • la formulation du produit ;
  • le délai écoulé depuis l’application ;
  • l’adhérence du dépôt sur la feuille ;
  • la pénétration éventuelle dans les tissus ;
  • la quantité de cire ou de matières végétales en surface ;
  • la durée et la qualité du rinçage.

Le lavage ne permet donc pas de garantir une réduction déterminée pour tous les pesticides. Il doit être présenté comme un geste complémentaire d’hygiène alimentaire, et non comme une purification totale.

Le dossier sur les résidus de pesticides sur les fruits et légumes explique plus largement ce que le lavage, l’épluchage et la cuisson peuvent réellement réduire.

Comment laver correctement la menthe fraîche ?

  1. Lavez-vous les mains avant de manipuler la botte.
  2. Retirez les liens, papiers et emballages souillés.
  3. Écartez les feuilles pour inspecter l’intérieur de la botte.
  4. Éliminez les feuilles pourries, très abîmées ou couvertes de terre.
  5. Placez la menthe dans une passoire propre.
  6. Rincez-la soigneusement sous une eau potable courante.
  7. Remuez délicatement les tiges et les feuilles pendant le rinçage.
  8. Laissez l’eau s’écouler sans réutiliser l’eau de lavage.
  9. Séchez la menthe avec une essoreuse propre ou du papier à usage unique.
  10. Nettoyez la passoire, l’évier et le plan de travail après la préparation.

La menthe destinée à une infusion doit également être lavée. Le fait qu’elle sera ensuite plongée dans l’eau chaude ne dispense pas du rinçage préalable.

Faut-il utiliser du savon, du vinaigre ou du bicarbonate ?

Le savon, le liquide vaisselle, les détergents et l’eau de Javel ne doivent pas être utilisés sur la menthe. Ils peuvent laisser leurs propres résidus et ne sont pas destinés au lavage des aliments.

Certaines études expérimentales constatent qu’une solution particulière peut réduire davantage une substance donnée dans des conditions précises. Ces résultats ne permettent pas de conclure que le vinaigre, le sel ou le bicarbonate éliminent tous les pesticides présents sur une botte achetée au marché.

Ces mélanges ne doivent donc pas être présentés comme une garantie sanitaire. Une méthode domestique ne peut pas identifier le pesticide, mesurer sa concentration ou vérifier la conformité réglementaire du lot.

Comment choisir sa menthe au marché ou en magasin ?

Le consommateur ne peut pas contrôler les résidus avec ses sens, mais il peut privilégier les circuits offrant davantage d’informations et de responsabilité.

Au moment de l’achat :

  • choisissez une menthe fraîche, non pourrie et sans souillures importantes ;
  • privilégiez un vendeur capable d’indiquer l’origine ou le fournisseur ;
  • évitez les bottes posées directement au sol ou près de produits chimiques ;
  • vérifiez la propreté des contenants et du point de vente ;
  • séparez la menthe des viandes, poissons et produits ménagers dans le panier ;
  • conservez, lorsqu’il existe, l’étiquetage, le numéro de lot ou la preuve d’achat.

Une odeur forte, une couleur très verte ou l’absence d’insectes ne permettent pas de conclure qu’une menthe a été traitée. De même, quelques feuilles grignotées ne prouvent pas qu’elle a été produite sans pesticide.

Comment conserver la menthe après l’achat ?

La menthe fraîche est périssable. Après son achat :

  • transportez-la rapidement vers le domicile ;
  • ne la laissez pas plusieurs heures dans une voiture chaude ;
  • placez-la au réfrigérateur dans un contenant propre ;
  • séparez-la des aliments crus susceptibles de la contaminer ;
  • lavez-la peu avant son utilisation ou séchez-la soigneusement avant de la réfrigérer ;
  • jetez les feuilles visqueuses, moisies ou fortement dégradées.

Ces mesures préviennent surtout les risques microbiologiques et l’altération. Elles ne font pas disparaître un résidu phytosanitaire déjà présent.

Pourquoi la protection doit-elle commencer chez le producteur ?

Le producteur dispose des moyens les plus efficaces pour prévenir un résidu non conforme. Avant toute intervention, il doit confirmer le diagnostic agronomique et vérifier si un traitement est réellement nécessaire.

La prévention repose notamment sur :

  • l’observation régulière de la parcelle ;
  • l’identification correcte du ravageur ou de la maladie ;
  • la gestion de l’irrigation et de la fertilisation ;
  • l’élimination raisonnée des parties fortement infestées ;
  • l’hygiène des outils et du matériel de récolte ;
  • la protection des auxiliaires utiles ;
  • l’emploi exclusif de produits autorisés pour l’usage concerné ;
  • le respect strict du délai avant récolte après chaque application.

Augmenter la dose ou rapprocher les traitements n’améliore pas nécessairement la protection de la culture. Ces pratiques peuvent augmenter les résidus, les risques professionnels, les coûts et la résistance des ravageurs.

Pourquoi le registre des traitements est-il indispensable ?

Pour chaque parcelle et chaque cycle de coupe, le registre devrait comporter :

  • la date et l’heure du traitement ;
  • la parcelle concernée ;
  • le problème observé ;
  • le nom commercial du produit ;
  • la matière active ;
  • le numéro d’homologation ;
  • la dose et le volume appliqués ;
  • le nom de l’applicateur ;
  • les conditions météorologiques ;
  • le délai avant récolte ;
  • la date à partir de laquelle la coupe devient autorisée ;
  • la date réelle de récolte ;
  • l’identification du lot livré.

Ce registre évite qu’une nouvelle équipe récolte une parcelle sans connaître le traitement récent. Il permet également de retrouver rapidement les lots concernés lorsqu’une analyse révèle une non-conformité.

Quel est le rôle des collecteurs et des vendeurs ?

La traçabilité ne doit pas s’arrêter à la sortie de la ferme. Les collecteurs, grossistes, détaillants, cafés et restaurants devraient pouvoir relier la menthe achetée à un fournisseur, une date et, lorsque cela est possible, un lot.

Les pratiques prioritaires consistent à :

  • ne pas mélanger des lots d’origines inconnues ;
  • conserver les informations du fournisseur ;
  • utiliser des cagettes propres réservées aux végétaux ;
  • protéger la menthe des carburants, pesticides et produits de nettoyage ;
  • respecter les conditions d’hygiène pendant le transport ;
  • isoler immédiatement un lot faisant l’objet d’une alerte ;
  • coopérer avec les services de contrôle lors d’un prélèvement.

Une traçabilité simple mais continue permet un retrait ciblé. Sans elle, une non-conformité peut conduire à suspecter ou retirer des volumes beaucoup plus importants.

Pourquoi seule l’analyse en laboratoire peut-elle confirmer la conformité ?

Les résidus se mesurent à de très faibles concentrations au moyen de méthodes comme la chromatographie couplée à la spectrométrie de masse. Les laboratoires utilisent notamment des méthodes multirésidus, parfois complétées par des analyses spécifiques pour certaines familles de substances.

La fiabilité du résultat dépend aussi du prélèvement. Quelques feuilles choisies au hasard par un particulier ne représentent pas nécessairement l’ensemble d’une parcelle ou d’un lot commercial.

En 2026, la liste publiée par l’ONSSA comprend des laboratoires agréés dont la portée couvre les résidus de pesticides dans la menthe. Cette capacité analytique doit soutenir les contrôles officiels, l’autocontrôle des opérateurs et les investigations en cas d’alerte.

Que devrait améliorer le système de contrôle au Maroc ?

Mieux protéger le consommateur suppose d’agir sur l’ensemble de la chaîne :

  1. actualiser et rendre facilement consultables les usages autorisés sur la menthe ;
  2. former les producteurs et applicateurs dans une langue qu’ils maîtrisent ;
  3. contrôler les produits vendus par les circuits formels et informels ;
  4. renforcer les prélèvements au champ, dans les marchés de gros et au détail ;
  5. inclure différentes régions et saisons dans les plans d’échantillonnage ;
  6. publier régulièrement des résultats agrégés par produit et par circuit ;
  7. distinguer clairement détection, dépassement de LMR et risque sanitaire ;
  8. améliorer la traçabilité entre la parcelle et le point de vente ;
  9. retirer rapidement les lots non conformes ;
  10. accompagner techniquement les petits producteurs vers la lutte intégrée.

L’ONSSA indique que ses contrôles portent sur les produits végétaux au niveau de la production, du marché intérieur, de l’importation et de l’exportation. Les plans fondés sur le risque et les plans de surveillance aléatoires sont complémentaires : les premiers ciblent les situations préoccupantes, tandis que les seconds permettent d’estimer plus objectivement l’exposition générale.

Dix protections prioritaires pour le consommateur

  1. Acheter la menthe auprès d’un circuit offrant une origine identifiable.
  2. Éviter les bottes pourries, très souillées ou mal conservées.
  3. Rincer soigneusement les feuilles sous une eau potable courante.
  4. Ne pas utiliser de savon, de détergent ou d’eau de Javel.
  5. Ne pas considérer le vinaigre ou le bicarbonate comme une garantie.
  6. Laver la menthe même lorsqu’elle sera ajoutée à une boisson chaude.
  7. Conserver la menthe au froid dans un contenant propre.
  8. Varier les aliments et les sources d’approvisionnement.
  9. Suivre les éventuelles alertes ou consignes de retrait officielles.
  10. Signaler une suspicion sérieuse et demander un avis médical en présence de symptômes.

Que faire en cas de suspicion concernant une botte de menthe ?

Une apparence ou une odeur inhabituelle ne suffit pas à identifier un pesticide. Toutefois, si plusieurs personnes présentent des symptômes après avoir consommé la même menthe, ou si une information crédible signale un traitement récent ou interdit :

  • cessez de consommer le lot concerné ;
  • ne le donnez pas à une autre personne ou à un animal ;
  • conservez séparément l’emballage, la preuve d’achat et les informations du vendeur ;
  • photographiez la botte et tout étiquetage disponible ;
  • contactez les services compétents pour savoir si un échantillon doit être conservé ;
  • demandez un avis médical ou toxicologique si des symptômes apparaissent.

En cas de vomissements répétés, difficultés respiratoires, confusion, convulsions, faiblesse importante ou perte de connaissance, une prise en charge urgente est nécessaire.

Le guide Que faire après une exposition accidentelle à un pesticide ? détaille les premiers gestes selon la voie d’exposition.

Questions fréquentes

Toute la menthe vendue au Maroc contient-elle des pesticides ?

On ne peut pas l’affirmer. Les études publiées ne permettent pas d’établir une prévalence nationale actuelle. Une surveillance représentative et régulièrement publiée serait nécessaire.

Une menthe très odorante est-elle plus sûre ?

Non. L’arôme naturel de la menthe ne permet ni de détecter ni de mesurer un résidu phytosanitaire.

Le lavage élimine-t-il tous les résidus ?

Non. Il peut réduire certains dépôts superficiels, mais son efficacité dépend de la substance et de sa pénétration dans la feuille.

L’eau bouillante détruit-elle les pesticides présents dans le thé ?

Pas systématiquement. Certaines substances peuvent se dégrader, d’autres rester sur les feuilles ou passer dans l’infusion. La préparation du thé ne remplace pas la conformité du produit.

Le vinaigre garantit-il une menthe sans pesticides ?

Non. Aucun mélange domestique ne peut éliminer toutes les substances possibles ni vérifier leur concentration.

Un dépassement de LMR signifie-t-il une intoxication immédiate ?

Non. Il signifie d’abord que le lot est non conforme. Le risque sanitaire dépend de la substance, de la concentration et de l’exposition alimentaire estimée.

La menthe certifiée biologique est-elle forcément sans aucun résidu ?

Non. La certification encadre différemment les pratiques et les substances autorisées, mais ne garantit pas l’absence absolue de toute trace détectable.

Le consommateur doit-il arrêter de boire du thé à la menthe ?

Non. L’objectif est d’améliorer les pratiques, la traçabilité, les contrôles et la préparation domestique, sans installer une peur générale autour d’un aliment culturellement important.

Une cure détox peut-elle éliminer les pesticides consommés avec les aliments ?

Non. Aucun jus, complément, charbon, plante ou programme détox ne remplace la prévention, l’évaluation médicale ou la prise en charge spécifique d’une intoxication.

Sources institutionnelles et scientifiques

Retrouvez les autres guides dans le dossier consacré aux traitements phytosanitaires au Maroc ainsi que les conseils sur les pesticides et les enfants.

Information sanitaire : cet article fournit des repères généraux de prévention. Il ne permet pas de déterminer la conformité d’une botte de menthe, de diagnostiquer une intoxication ou d’attribuer un symptôme à un pesticide précis.

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