Calibrage pulvérisateur agricole : cette opération permet de connaître le volume réellement appliqué sur une surface donnée et de calculer la quantité exacte de produit à introduire dans chaque cuve. Sans calibrage, une dose théoriquement correcte peut devenir un surdosage ou un sous-dosage à cause de la vitesse, des buses, de la pression, des chevauchements ou du comportement de l’opérateur.

Le calibrage ne consiste pas à modifier la dose homologuée. Il consiste à régler le matériel pour appliquer cette dose de manière régulière sur la surface réellement couverte.
Cette méthode peut être utilisée avec un pulvérisateur manuel à dos, un modèle à batterie, une rampe portée par tracteur, un groupe motorisé ou un appareil arboricole. Les calculs doivent toutefois être adaptés au type de culture et au mode d’application.
Ce guide complète notre comparatif pulvérisateur agricole prix Maroc, notre dossier sur les traitements phytosanitaires au Maroc et le modèle de registre traitement phytosanitaire.
Règle de sécurité
Réalisez le calibrage uniquement avec de l’eau propre, sans pesticide. Utilisez le matériel, la buse, la pression, la vitesse et l’opérateur prévus pour le traitement réel.
Le pulvérisateur doit être propre. S’il a déjà contenu un pesticide, portez au minimum les protections nécessaires contre les résidus encore présents dans la cuve, la lance, les filtres et les tuyaux.
Calibrage pulvérisateur agricole : que mesure-t-on exactement ?
Le calibrage détermine le volume de bouillie appliqué par unité de surface. Cette valeur est généralement exprimée en litres par hectare, soit en L/ha.
Elle dépend de quatre paramètres principaux :
- le débit de la buse ou de l’ensemble des buses ;
- la vitesse de déplacement ;
- la largeur réellement traitée ;
- la pression de travail.
Pour un pulvérisateur dorsal, la régularité de l’opérateur intervient également :
- rythme de marche ;
- hauteur de la lance ;
- mouvement du bras ;
- largeur balayée ;
- rythme de pompage sur un appareil manuel ;
- chevauchement entre deux passages.
Le résultat du calibrage permet ensuite de connaître :
- le volume d’eau appliqué par hectare ;
- la surface couverte par une cuve ;
- la quantité de produit nécessaire par cuve ;
- le nombre de remplissages nécessaires ;
- la cohérence entre les buses ;
- les réglages à corriger avant le traitement.
Pourquoi un pulvérisateur peut-il surdoser ?
Le surdosage ne provient pas seulement d’une erreur de mesure du pesticide. Il peut apparaître lorsque le pulvérisateur dépose davantage de bouillie que prévu sur la surface.
Les causes fréquentes sont :
- marche ou vitesse du tracteur trop lente ;
- buse à débit trop élevé ;
- buse usée ;
- pression excessive ;
- chevauchement entre deux passages ;
- arrêt avec la pulvérisation maintenue ;
- largeur de travail surestimée ;
- mauvais calcul de la surface ;
- confusion entre dose par hectare et dose pour 100 litres ;
- cuve remplie avec une quantité d’eau différente de celle utilisée dans le calcul.
Un sous-dosage peut au contraire favoriser une efficacité insuffisante, des traitements répétés et une sélection plus rapide de populations résistantes.
Le cadre marocain du contrôle des pulvérisateurs
L’ONSSA présente le contrôle, le calibrage et l’entretien du matériel comme des éléments déterminants de l’efficacité des traitements et de la réduction des effets négatifs des pesticides.
Le décret marocain n° 2-23-589 du 30 septembre 2025 prévoit un contrôle régulier pour certaines catégories de pulvérisateurs :
- pulvérisateurs à rampe horizontale portés ou traînés par un tracteur ;
- pulvérisateurs pour cultures arbustives et arboricoles ;
- pulvérisateurs fixes ou semi-mobiles destinés notamment aux structures couvertes.
Ce contrôle réglementaire ne remplace pas le calibrage réalisé par l’exploitation avant les applications. Un appareil peut être techniquement conforme tout en étant mal réglé pour une culture, une buse ou une vitesse déterminée.
Quel matériel préparer pour le calibrage ?
- eau propre ;
- éprouvette ou récipient gradué ;
- seau propre ;
- chronomètre ;
- mètre ruban ;
- piquets ou repères ;
- calculatrice ;
- carnet de calibrage ;
- gants et lunettes adaptés ;
- buses, filtres et joints de remplacement ;
- manomètre fonctionnel lorsque l’appareil en possède un.
Utilisez un récipient suffisamment précis. Un seau sans graduation ou une bouteille découpée ne permet pas toujours de mesurer correctement quelques centaines de millilitres.
Étape 1 — Contrôler le pulvérisateur avant les mesures
Un appareil défectueux ne peut pas être calibré correctement.
Inspecter la cuve
Vérifiez :
- absence de fissure ;
- étanchéité du couvercle ;
- lisibilité des graduations ;
- propreté intérieure ;
- fonctionnement de l’agitation lorsqu’elle existe ;
- possibilité de vidanger correctement la cuve.
Inspecter le circuit
Contrôlez :
- tuyaux ;
- raccords ;
- filtres ;
- joints ;
- pompe ;
- régulateur de pression ;
- manomètre ;
- gâchette ;
- porte-buses.
Une petite fuite peut modifier le débit, exposer l’opérateur et contaminer l’extérieur du pulvérisateur.
Inspecter les buses
Retirez les buses et les filtres. Nettoyez-les avec de l’eau et une brosse souple.
N’utilisez pas de fil métallique, de clou ou d’aiguille pour déboucher une buse. Ces objets peuvent agrandir l’orifice et augmenter définitivement son débit.
Étape 2 — Choisir la buse et la pression de travail
Le calibrage doit être réalisé avec la buse qui sera réellement utilisée.
Le choix dépend :
- de la culture ;
- de la cible ;
- du type de produit ;
- du volume recherché ;
- du risque de dérive ;
- de la pression recommandée par le fabricant de la buse.
Les principales formes de jet comprennent :
- jet plat pour une application en bande ou avec une rampe ;
- jet conique pour certaines applications sur feuillage ;
- buse à induction d’air pour produire des gouttelettes moins sensibles à la dérive ;
- buses spécifiques aux appareils arboricoles.
Une buse réglable sans référence de débit peut être difficile à calibrer avec précision, car une légère rotation modifie le jet et le volume appliqué.
Méthode 1 — Calibrer un pulvérisateur à dos sur une surface test
Cette méthode est particulièrement adaptée aux pulvérisateurs manuels ou électriques utilisés dans les potagers, les serres et les petites parcelles.
1. Délimiter une surface représentative
Choisissez une zone présentant des conditions proches de la parcelle réelle :
- même relief ;
- même espacement des rangs ;
- même densité de végétation ;
- même difficulté de déplacement.
Une surface de 100 m² facilite les calculs. Elle peut mesurer, par exemple :
- 10 mètres sur 10 mètres ;
- 20 mètres sur 5 mètres ;
- une longueur de rangs totalisant exactement 100 m².
2. Remplir avec une quantité d’eau connue
Remplissez le pulvérisateur avec de l’eau propre. Notez précisément le niveau initial ou pesez l’eau lorsque les graduations de la cuve sont imprécises.
3. Pulvériser comme pendant le traitement réel
L’opérateur doit conserver :
- sa vitesse habituelle ;
- la même pression ;
- la même hauteur de lance ;
- la même largeur de balayage ;
- le même rythme de pompage ;
- les mêmes demi-tours et arrêts.
Ne ralentissez pas volontairement pour obtenir une couverture plus visible. Le test doit reproduire la pratique réelle.
4. Mesurer le volume d’eau consommé
Après la surface test, mesurez la quantité nécessaire pour remettre la cuve au niveau initial.
Cette quantité correspond au volume appliqué sur la surface test.
5. Calculer le volume appliqué par hectare
Volume appliqué en L/ha = volume consommé en litres × 10 000 ÷ surface test en m²
Lorsque la surface test mesure 100 m² :
Volume en L/ha = litres consommés × 100
Exemple
L’opérateur utilise 4 litres d’eau pour traiter 100 m².
4 × 10 000 ÷ 100 = 400 L/ha
Le réglage réel du pulvérisateur est donc de 400 litres par hectare.
Répéter le test pour vérifier la régularité
Réalisez au moins trois passages séparés dans les mêmes conditions, puis calculez la moyenne.
| Essai | Eau utilisée sur 100 m² | Volume calculé |
|---|---|---|
| Essai 1 | 3,8 L | 380 L/ha |
| Essai 2 | 4,0 L | 400 L/ha |
| Essai 3 | 4,1 L | 410 L/ha |
| Moyenne | 3,97 L | 397 L/ha |
Des différences importantes entre les passages indiquent que la vitesse, le balayage, la pression ou le rythme de pompage n’est pas suffisamment régulier.
Calculer la surface couverte par une cuve
Surface couverte en m² = volume de la cuve en litres × 10 000 ÷ volume appliqué en L/ha
Exemple avec une cuve de 16 litres
Le calibrage indique 400 L/ha.
16 × 10 000 ÷ 400 = 400 m²
Une cuve de 16 litres couvre donc environ 400 m² dans les conditions du test.
Cette valeur change dès que l’opérateur, la buse, la pression, la vitesse ou la végétation change.
Calculer la quantité de produit à mettre dans une cuve
La méthode dépend de la manière dont la dose est exprimée sur l’étiquette officielle.
Cas 1 — Dose exprimée par hectare
Produit par cuve = dose par hectare × volume de la cuve ÷ volume appliqué en L/ha
Exemple pédagogique
Le calibrage donne 400 L/ha. La cuve contient 16 litres. L’usage officiel indiquerait, dans cet exemple fictif, une dose de 1,25 litre de produit par hectare.
1,25 × 16 ÷ 400 = 0,05 L
Il faudrait donc mesurer 50 millilitres par cuve de 16 litres.
Cet exemple ne constitue pas une recommandation de pesticide. La dose réelle doit être vérifiée pour le produit commercial, la culture et l’organisme nuisible dans l’Index ONSSA et sur l’attestation d’homologation en vigueur.
Cas 2 — Dose exprimée pour 100 litres d’eau
Produit par cuve = dose pour 100 L × volume de la cuve ÷ 100
Si une étiquette indique, par exemple, 200 ml pour 100 litres d’eau :
200 × 16 ÷ 100 = 32 ml
Cette méthode ne doit être utilisée que lorsque l’étiquette exprime réellement la dose pour 100 litres.
Ne pas confondre les unités
Une dose de 1 L/ha n’est pas équivalente à 1 L pour 100 litres d’eau. Confondre une dose surfacique et une concentration de bouillie peut produire un surdosage considérable.
Comment préparer une cuve partielle ?
Il n’est pas toujours nécessaire de remplir complètement une cuve de 16 litres.
Lorsque la quantité calculée pour une cuve complète est connue :
Produit pour une cuve partielle = produit pour cuve complète × volume réellement préparé ÷ capacité complète
Si une cuve complète de 16 litres nécessite 50 ml de produit et que seulement 10 litres sont préparés :
50 × 10 ÷ 16 = 31,25 ml
Utilisez un matériel de mesure permettant de doser cette quantité avec précision.
Méthode 2 — Calibrage par le débit, la vitesse et la largeur
Cette méthode convient aux pulvérisateurs à rampe, mais peut également être adaptée à un pulvérisateur manuel lorsque la largeur de traitement est bien définie.
Volume en L/ha = 600 × débit en L/min ÷ vitesse en km/h ÷ largeur de travail en mètres
Mesurer la vitesse
Marquez une distance connue, par exemple 50 mètres. Parcourez-la dans les conditions réelles avec le pulvérisateur chargé comme pendant l’application.
Vitesse en km/h = distance en mètres × 3,6 ÷ temps en secondes
Si 50 mètres sont parcourus en 60 secondes :
50 × 3,6 ÷ 60 = 3 km/h
Répétez le parcours plusieurs fois et utilisez le temps moyen.
Mesurer le débit
Faites fonctionner la buse à la pression choisie et recueillez son eau pendant exactement une minute.
La quantité recueillie en litres correspond directement au débit en L/min.
Exemple :
- volume recueilli en une minute : 0,8 litre ;
- débit : 0,8 L/min.
Mesurer la largeur de travail
La largeur doit correspondre à la zone réellement couverte sans compter deux fois les chevauchements.
Pour une rampe, utilisez généralement :
- la largeur totale de la rampe ;
- ou l’espacement entre buses lorsque le débit d’une seule buse est utilisé dans le calcul.
Pour une lance manuelle, mesurez la largeur moyenne du balayage réellement maintenue par l’opérateur.
Exemple
- débit : 0,8 L/min ;
- vitesse : 4 km/h ;
- largeur de travail : 0,75 m.
600 × 0,8 ÷ 4 ÷ 0,75 = 160 L/ha
Le réglage applique donc environ 160 litres par hectare.
Comment vérifier les buses d’une rampe ?
Chaque buse doit être testée séparément à la même pression.
- Remplissez partiellement la cuve avec de l’eau propre.
- Réglez la pression de travail.
- Recueillez le débit de chaque buse pendant une minute.
- Notez tous les résultats.
- Calculez le débit moyen.
- Comparez chaque buse avec la moyenne et avec le débit annoncé par le fabricant.
Une règle pratique largement utilisée consiste à inspecter, nettoyer ou remplacer une buse lorsque son débit diffère de plus de 10 % de la moyenne ou du débit nominal d’une buse neuve.
Une buse usée peut continuer à produire un jet qui paraît normal tout en délivrant trop de liquide.
| Buse | Débit mesuré | Observation |
|---|---|---|
| 1 | 0,79 L/min | Régulier |
| 2 | 0,82 L/min | Régulier |
| 3 | 0,95 L/min | Buse potentiellement usée |
| 4 | 0,78 L/min | Régulier |
Après le nettoyage ou le remplacement, recommencez toutes les mesures.
Comment calibrer un pulvérisateur arboricole ?
Pour les agrumes, oliviers et autres arbres fruitiers, il faut tenir compte de la hauteur, de la largeur et de la densité du feuillage.
Deux approches simples peuvent être utilisées.
Méthode par nombre d’arbres
Mesurez la quantité d’eau nécessaire pour traiter correctement un nombre connu d’arbres, sans ruissellement excessif.
Volume par arbre = eau utilisée ÷ nombre d’arbres traités
Calculez ensuite la densité du verger :
Nombre d’arbres par hectare = 10 000 ÷ espacement entre rangs ÷ espacement entre arbres
Enfin :
Volume en L/ha = volume par arbre × nombre d’arbres par hectare
Exemple
Un arbre reçoit en moyenne 0,8 litre. Le verger est planté à 5 mètres entre les rangs et 4 mètres entre les arbres.
10 000 ÷ 5 ÷ 4 = 500 arbres/ha
0,8 × 500 = 400 L/ha
Méthode par débit total et espacement des rangs
Pour un atomiseur qui traite une rangée à la fois :
Volume en L/ha = 600 × débit total des buses en L/min ÷ vitesse en km/h ÷ espacement des rangs en mètres
Le débit d’air et l’orientation des buses doivent également être adaptés afin que le produit atteigne le feuillage sans être projeté au-dessus ou au-delà des arbres.
Un réglage réalisé sur un jeune verger ne doit pas être conservé automatiquement lorsque le volume des arbres augmente.
Comment corriger un volume trop élevé ?
Lorsque le calibrage révèle un volume supérieur à l’objectif :
- augmentez légèrement et raisonnablement la vitesse ;
- choisissez une buse à débit inférieur ;
- diminuez la pression dans la plage recommandée pour la buse ;
- réduisez les chevauchements inutiles ;
- évitez les arrêts avec pulvérisation ouverte ;
- vérifiez l’usure des buses.
Une grande correction doit être obtenue principalement par le choix de la buse et la vitesse. Modifier fortement la pression peut changer la taille des gouttelettes, la couverture et le risque de dérive.
Après chaque correction, recommencez le calibrage.
Comment corriger un volume trop faible ?
- diminuez raisonnablement la vitesse ;
- choisissez une buse à débit supérieur ;
- augmentez légèrement la pression dans la plage autorisée ;
- nettoyez les filtres et buses partiellement bouchés ;
- vérifiez la batterie ou la pompe ;
- contrôlez les fuites et les pertes de pression.
N’augmentez pas arbitrairement la quantité de pesticide pour compenser une mauvaise couverture. Corrigez d’abord le matériel et le volume d’application.
Cas particulier du pulvérisateur manuel à levier
Le débit dépend du rythme de pompage. Pour obtenir un résultat reproductible :
- utilisez toujours la même main et la même amplitude ;
- maintenez un rythme régulier ;
- évitez d’attendre une chute visible de pression avant de repomper ;
- calibrez avec l’opérateur qui réalisera réellement le traitement ;
- réalisez le test avec une charge proche de la charge réelle.
Deux personnes utilisant le même pulvérisateur peuvent obtenir des volumes par hectare très différents.
Cas particulier du pulvérisateur à batterie
Le calibrage doit être réalisé avec :
- une batterie correctement chargée ;
- le réglage de pression habituel ;
- la buse prévue ;
- la pompe dans son mode réel de fonctionnement.
Après plusieurs heures de travail, vérifiez que le débit ne diminue pas avec la charge de la batterie.
Recalibrez après :
- le remplacement de la batterie ;
- le remplacement de la pompe ;
- un changement de pression ;
- un changement de buse ;
- une réparation du circuit.
Cas particulier des traitements localisés
Un traitement en foyer, sur une ligne ou sur une bande ne doit pas être calculé comme une application sur toute la surface de la parcelle.
Déterminez :
- la surface réellement traitée ;
- la largeur de la bande ;
- la longueur totale ;
- le nombre de foyers ;
- le volume appliqué sur chaque zone.
Exemple :
Une bande de 0,5 mètre de largeur sur 200 mètres de longueur représente :
0,5 × 200 = 100 m²
Le produit doit être calculé pour ces 100 m², et non pour l’ensemble de la parcelle.
Contrôler la qualité de la couverture
Le calibrage mesure le volume. Il ne prouve pas que les gouttelettes atteignent correctement la cible.
Pour examiner la couverture, utilisez de l’eau propre et placez des papiers hydrosensibles ou des supports de contrôle :
- sur la face supérieure des feuilles ;
- sous les feuilles ;
- à l’intérieur du couvert ;
- au sommet et à la base de la végétation ;
- sur les deux côtés des rangs ou des arbres.
Une très forte densité de gouttes et un ruissellement important ne signifient pas nécessairement une meilleure application. Ils peuvent indiquer un volume excessif.
Quand faut-il refaire le calibrage ?
Recalibrez notamment :
- avant le début de la campagne ;
- après le remplacement d’une buse ;
- après une réparation ;
- après un changement de pression ;
- après un changement de vitesse ;
- lorsque l’opérateur change ;
- lorsque la végétation se développe ;
- lorsque la largeur de travail change ;
- si le débit semble irrégulier ;
- après le remplacement de la batterie ou de la pompe ;
- lorsque le volume restant dans la cuve ne correspond pas à la surface traitée.
Les normes ISO 16122:2024 encadrent le contrôle des performances de plusieurs catégories de pulvérisateurs en service. Pour les pulvérisateurs portatifs, les références techniques spécifiques relèvent de la série ISO 19932.
Enregistrer le calibrage dans l’exploitation
Chaque calibrage doit être conservé avec le registre traitement phytosanitaire.
| Date | Pulvérisateur | Buse | Pression | Débit | Vitesse | Largeur | Volume L/ha | Opérateur |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Date | Code matériel | Type et calibre | Valeur | L/min | km/h | m | Résultat | Nom |
Ajoutez également :
- surface du test ;
- volume d’eau consommé ;
- nombre de répétitions ;
- conditions du terrain ;
- buses nettoyées ou remplacées ;
- réparations réalisées ;
- date prévue du prochain contrôle.
Les erreurs les plus fréquentes pendant le calibrage
| Erreur | Conséquence | Correction |
|---|---|---|
| Calibrer avec du pesticide | Exposition et contamination inutiles | Utiliser uniquement de l’eau propre |
| Tester sur un sol plat différent de la parcelle | Vitesse non représentative | Reproduire les conditions réelles |
| Faire un seul passage | Résultat influencé par une variation ponctuelle | Répéter et calculer une moyenne |
| Utiliser une buse différente le jour du traitement | Débit réel différent | Conserver exactement le réglage testé |
| Modifier fortement la pression | Taille des gouttes et dérive modifiées | Changer d’abord de buse ou de vitesse |
| Confondre L/ha et dose de produit | Surdosage ou sous-dosage | Calculer séparément l’eau et le produit |
Fiche rapide de calibrage d’un pulvérisateur dorsal
- Code du pulvérisateur : …………………………………
- Opérateur : …………………………………
- Culture : …………………………………
- Buse : …………………………………
- Pression ou réglage : …………………………………
- Surface test : ………………………………… m²
- Eau utilisée – essai 1 : ………………………………… L
- Eau utilisée – essai 2 : ………………………………… L
- Eau utilisée – essai 3 : ………………………………… L
- Moyenne : ………………………………… L
- Volume calculé : ………………………………… L/ha
- Capacité réelle de la cuve : ………………………………… L
- Surface par cuve : ………………………………… m²
- Dose officielle par hectare : …………………………………
- Quantité calculée par cuve : …………………………………
- Date du prochain contrôle : …………………………………
Questions fréquentes sur le calibrage
Quelle quantité d’eau faut-il appliquer par hectare ?
Il n’existe pas un volume universel. Le choix dépend de la culture, de la végétation, de la cible, du produit, de la buse et de la qualité de couverture recherchée.
Peut-on calibrer avec une cuve à moitié pleine ?
Oui, à condition de mesurer précisément le volume et de reproduire une charge et un comportement proches des conditions réelles. Pour un tracteur, la charge peut influencer la vitesse sur certains terrains.
Pourquoi faut-il calibrer avec l’opérateur réel ?
Avec un pulvérisateur dorsal, la vitesse, le balayage et le rythme de pompage varient d’une personne à l’autre.
Une buse bouchée doit-elle être débouchée avec une aiguille ?
Non. Une aiguille ou un fil métallique peut agrandir l’orifice. Utilisez de l’eau et une brosse souple ou remplacez la buse.
Augmenter la pression corrige-t-il toujours un débit insuffisant ?
Non. La pression modifie également la taille des gouttelettes et le risque de dérive. Pour une correction importante, choisissez une autre buse ou adaptez la vitesse.
Faut-il calibrer un pulvérisateur neuf ?
Oui. Les caractéristiques commerciales ne tiennent pas compte de votre vitesse, de votre largeur de travail, de votre culture ni de votre opérateur.
Le calibrage garantit-il une bonne efficacité ?
Il garantit une meilleure maîtrise du volume appliqué. L’efficacité dépend aussi du diagnostic phytosanitaire, de la cible, de la météo, de la buse, du moment d’application et de l’homologation du produit.
Comment vérifier la dose officielle avant de préparer la cuve ?
Recherchez le produit commercial exact, la culture et l’organisme nuisible dans l’Index phytosanitaire de l’ONSSA. En cas de doute, l’attestation d’homologation ou l’autorisation de vente en vigueur fait foi.
Calibrage pulvérisateur agricole : mesurer avant de préparer la bouillie
Le calibrage pulvérisateur agricole permet de transformer une indication réglementaire par hectare en quantité précise par cuve.
La démarche consiste à contrôler le matériel, choisir la buse et la pression, mesurer le débit ou le volume utilisé sur une surface connue, calculer les litres par hectare puis déterminer la surface couverte par chaque remplissage.
La quantité de pesticide n’est calculée qu’après cette étape. Elle doit correspondre à la dose officielle du produit commercial pour la culture et l’organisme nuisible concernés.
Cette discipline limite les surdosages, les sous-dosages, la phytotoxicité, les dépenses inutiles et les différences entre les parcelles.
Elle permet également d’inscrire dans le registre un réglage mesuré et reproductible, plutôt qu’une quantité préparée selon l’habitude ou l’apparence du feuillage mouillé.
Avant d’introduire le pesticide dans la cuve
Calibrez le pulvérisateur avec de l’eau, calculez la surface couverte et vérifiez la dose officielle correspondant à l’usage.
Vérifier le produit dans l’Index ONSSA
Sources officielles et techniques
- ONSSA — Techniques d’application, contrôle et calibrage des équipements
- Bulletin officiel — Décret n° 2-23-589 relatif à certains matériels de pulvérisation
- FAO — Normes techniques et procédures de contrôle des pulvérisateurs agricoles
- FAO — Directives relatives aux équipements d’application des pesticides
- ISO 16122-1:2024 — Contrôle des pulvérisateurs en service
- Penn State Extension — Contrôle du débit et de l’uniformité des buses



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